Lettre ouverte de l'Associations d'Aide aux Victimes des Accidents des Médicaments à Monsieur le Président de la République et aux candidats à l’Élection Présidentielle
Mais il y a un au-delà du Mediator : qui d’entre nous connait le nombre de victimes d’autres classes de médicaments comme : le Vioxx, le Distilbène , le Staltor et le Cholstat, l'Isomeride, les Quinolones, l’Agréal, la Thalidomide etc. ? Combien de morts, de personnes lourdement handicapées dans leur quotidien ? Qui sait qu’elles pourraient être près de 10 000 ? Ces chiffres si terribles à énoncer ne peuvent être déterminés avec précision. Cette méconnaissance est à elle seule un défi majeur que doivent relever les pouvoirs publics, avec l’ensemble des organismes concernés et les praticiens.
L’exemple du Vioxx peut être retenu pour poser les termes des actions à mettre en œuvre : cet anti-inflammatoire du laboratoire américain Merck, mis sur le marché dans des conditions que l’on sait aujourd’hui douteuses, a provoqué aux USA plus de 25 000 décès et près de 140 000 personnes gravement handicapées… Les mécanismes d’action collective ont permis que les victimes américaines soient indemnisées à hauteur de 4,5 milliards de dollars !
Près d'un milliard supplémentaire vient de clore cette affaire devant les tribunaux américains.
En France, au contraire, le nombre de victimes est encore à ce jour très difficile à estimer, et aucune indemnisation n’a, à notre connaissance, été versée. Difficilement, l'AAAVAM a obtenu quelques expertises médicales judicaires, celles-ci sont en cours avec des experts dont nous ne connaissons pas véritablement leurs liens d'intérêts directs ou indirects avec les multinationales !
Depuis de nombreuses années, les associations de victimes de médicaments se battent avec acharnement pour obtenir les réparations dues aux familles des personnes décédées et aux victimes d’handicaps souvent graves. Leur seul objectif est que celles-ci leur soient versées le plus rapidement et le plus équitablement possible.
Mais c’est le rôle des responsables politiques d’avoir le courage rompre avec les pratiques établies, et d’introduire dans notre droit le recours aux actions collectives. Mais attention, pour que cela fonctionne il faut que l'Etat puisse obtenir aussi des dommages punitifs important.
Les associations de victimes de médicaments appellent solennellement le Président de la République, les candidats à l’élection présidentielle et les responsables des partis politiques à s’engager sur les mesures législatives en ce sens.
Nous appelons également à modifier les procédures de pharmacovigilance qui sont obsolètes, cette mesure est urgente et indispensable :
Suite de la lettre sur toutes les actualités.
Les expertises administratives dont « bénéficient » les personnes qui avaient consommé du Mediator sont en cours. Bien que réduites à leur plus simple expression ces expertises médicales pour être conforme aux textes de loi sont fastidieuses.
Il semblerait que seuls des dossiers comportant les preuves de la prescription du médicament et des échographies faisant état de « valvulopathies » soient pris en compte pour participer à ces expertises médicales sur papier, les autres effets indésirables seront vraisemblablement écartés.
Pour les autres produits défectueux comme le Vioxx Merck US, le Staltor Bayer, l’Agreal Sanofi pour lesquels nous avons regroupé les Victimes, la justice semble avoir reçu des instructions, celle-ci crée des difficultés pour ordonner des expertises judicaires.
Demandes extravagantes des Magistrats pour que les malades prouvent la « faute » du laboratoire pharmaceutique dans des catastrophes sanitaires mondialement reconnues et qui ont donné lieu à des réparations aux Etats-Unis !
En ce qui concerne les expertises judiciaires ordonnées par les tribunaux que nous avons obtenues celles-ci sont en cours, toutefois, c’est toujours le même chemin de croix pour les Victimes : erreurs de convocation, demande de documents anciens et souvent irréalisables, lenteur pour obtenir les rapports, partialité …
Pour d’autres produits tout aussi défectueux comme la Cordarone ou les Quinolones etc …, les magistrats nous opposent « la notice » indiquant les effets indésirables.
Cette petite feuille de papier qui se trouve « parfois » dans les boîtes de médicaments, ce minuscule papier que la plupart des médecins demandent aux patients de ne pas lire, ce petit feuillet souvent illisible et ambiguë, sans référence scientifique a pourtant la bénédiction de la Cour de Cassation !
Ce document n’est pas un « contrat », il est sans valeur, il n’est pas signé et même s’il l’était, ce bout de papier ne peut exonérer le producteur ou le médecin prescripteur de réparer en indemnisant les Victimes ou leurs ayants droit.
Ci dessous les réponses des Candidats à l’élection Présidentielle, nous les complèterons le cas échéant…

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